La Bulgarie est la dernière sur la liberté des médias dans l’UE

La Bulgarie, qui assure actuellement la présidence tournante de l’UE, occupe la dernière place parmi tous les pays de l’UE en termes de liberté des médias.

La Bulgarie continue de chuter dans l’indice de la liberté de la presse de « Reporters sans frontières » et occupe désormais la 111ème place du classement 2018, soit une baisse de 2 places par rapport à 2017.

« La corruption et la collusion entre les médias, les politiciens et les oligarques est très répandue dans le pays. L’incarnation la plus notoire de cet état de fait aberrant est Delyan Peevski (un député du DPS), un ancien chef de la principale agence de renseignement bulgare et le propriétaire du New Bulgarian Media Group », indique le rapport.

Delyan Peevski

« Son groupe dispose de six journaux et contrôle près de 80% de la distribution des médias imprimés. L’allocation par le gouvernement des fonds de l’UE à certains médias est menée avec un manque total de transparence, les corrompant en fait pour faciliter la tâche du gouvernement dans leurs reportages ou s’abstenir de couvrir complètement certaines histoires problématiques. Les menaces et les attaques contre les journalistes se sont intensifiées ces derniers mois. Il peut s’avérer dangereux d’être journaliste en Bulgarie », poursuit le rapport.

L’horrible Peevski avait été nommé pour diriger la nouvelle agence de renseignement « D.A.N.S », par Sergei Stanishev, le chef du Parti des socialistes européens (qui n’a de socialiste que le nom) en juin 2013.

Heureusement, le magnat des médias n’avait pas pu accepter le poste car sa nomination avait immédiatement déclenché d’énormes protestations du peuple Bulgare.

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