La Bulgarie a elle aussi ses gilets jaunes

Une manifestation à Sofia / Photo : LCI

Alors que la mobilisation des Gilets jaunes se poursuit ce mardi en France, un mouvement identique est observé aussi ailleurs en Europe. En Bulgarie, des manifestants se sont eux-aussi vêtus de jaune ce week-end.

L’étincelle de la grogne pourrait bien embraser d’autres pays. Alors que Christophe Castaner a dénoncé ce mardi 20 novembre la « dérive totale » du mouvement des Gilets jaunes, celui-ci se poursuit. Et se propage ailleurs en Europe : en Belgique et en Bulgarie, le mouvement a d’ores et déjà fait de nouveaux adeptes.

c’est aussi sur les réseaux sociaux que le mouvement est né et s’orgsanie. Sauf que, contrairement à la France et la Belgique, les manifestations ont débuté dans le pays depuis près de trois semaines. Bien que dès le 16 novembre les protestataires ont enfilé un gilet jaune, ils demandent un changement total du système. Selon Novinite, une agence de presse de Sofia, la population se mobilise donc devant le parlement, sous le slogan « Occupation”, pour demander la démission du gouvernement.

Une manifestation qui s’est ensuite traduite par des blocages. Pour répondre à la gronde française, des milliers de Bulgares ont ainsi immobilisé dimanche les principaux axes routiers et les postes-frontière entre le pays, la Turquie et la Grèce. Eux aussi protestent contre la flambée du prix des carburants selon l’AFP.

Mais, si on retrouve le même vêtement fluo, le soulèvement bulgare est bien différent de celui qui embrase la France car ce pays est le plus pauvre de l’Union européenne. Outre l’annulation des hausses sur le carburant et la taxe des vieux véhicules, c’est leur niveau de vie global que dénoncent les protestataires. La population, qui scande depuis des jours « mafia » et « démission » devant le Parlement, est étouffée par le coût de la vie et un pouvoir d’achat qui atteint à peine la moitié de la moyenne de l’UE.

Alors, pour mesurer l’effort financier que les habitants doivent fournir dans chacun des ces Etats pour se procurer de l’essence, l’agence financière Bloomberg a mis en place plusieurs indicateurs. Parmi eux « l’accessibilité » de chaque citoyen à « l’or noir ». De quoi mieux comprendre la mobilisation bulgare. On constate en effet qu’une personne vivant dans ce pays doit dépenser 21% de son salaire pour un gallon (3,8 litres) d’essence. Un chiffre qui chute à 5,92% pour un Français et seulement 5.10% pour un Belge.

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