Pour limiter la fraude fiscale, la Bulgarie va surveiller les échanges de crypto-monnaie

Selon Novinite, l’Agence nationale du revenu bulgare (ARN) va commencer à inspecter les échanges cryptographiques afin de s’assurer de leur conformité avec la loi. Ils se concentreront principalement sur le respect des réglementations fiscales et de sécurité sociale.

Une fois l’enquête terminée, l’ANR déterminera si les utilisateurs ont correctement déclaré leurs revenus provenant de l’achat et de la vente de devises numériques.

Les revenus issus des échangés de crypto-monnaies devront être déclaré dans la déclaration de revenus annuelles et seront imposé à 10%.

La date limite pour les déclarations des revenus sera le 30 avril. La date à laquelle les entreprises (plateformes d’échanges),devront elles, soumettre leurs données est le 31 mars.

Compte tenu du ralentissement qu’a connu le marché de la crypto en 2018, il semblerait que la Bulgarie tente d’arrêter l’hémorragie trop tard, car peu d’investisseurs auront probablement des revenus de trading. S’il en est, ils n’auront aucun endroit où se cacher une fois que l’ANR aura obtenu les informations relatives à leur compte d’échange.

La Bulgarie n’est pas le seul pays à vouloir taxer les crypto-monnaies. En décembre, la France a rejeté les appels visant à réduire les taxes sur les monnaies numériques avec leur taux actuel de 36,2%. L’Espagne a également commencé à surveiller les investisseurs cryptographiques, dans l’espoir d’éviter la fraude fiscale avec ses 15 000 investisseurs, et le Danemark a déjà fait savoir qu’ils iraient à l’encontre de 2 700 opérateurs pour fraude fiscale, chiffre qui devrait augmenter.

Le Japon adopte une approche légèrement moins draconienne en matière de crypto-taxation. Ils cherchent à mettre en place un système qui taxera tous les bénéfices supérieurs à 10 millions de yens (88 700 dollars), ce qui en fait un fardeau beaucoup moins lourd pour les petits investisseurs.

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