ADP soupçonne des irrégularités dans l’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia

Le groupe ADP et quatre autres candidats malheureux à l’appel d’offres pour l’aéroport de la capitale bulgare, remettent en cause les conditions de la victoire d’un consortium associant le fonds d’investissement français Meridiam au groupe de BTP autrichien Strabag et à l’aéroport de Munich. ADP fait valoir que son offre financière était nettement supérieure à celle des vainqueurs.

L’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia s’est-il déroulé à la loyale questionne « Les Echos » ?

Le groupe ADP en doute. Le gestionnaire des aéroports parisiens associé à son partenaire turc TAV pour 25 %, mais aussi quatre autres candidats malheureux à la concession de l’aéroport bulgare, dont le groupe aéroportuaire allemand Fraport et l’aéroport de Manchester associé au groupe de BTP chinois BCEG, ont décidé de faire appel contre le résultat de cet appel d’offres. Il a été remporté le 17 juillet par un consortium associant le groupe de BTP autrichien Strabag à l’aéroport de Munich et au fonds d’investissement français Meridiam .

« Nous avons des doutes quant au fait que le processus n’ait pas été marqué par des parasitages dans les dernières heures. Notre proposition financière était numéro un, et de loin. Mais on nous a attribué une note technique de 52 sur 100, alors que le consortium dirigé par la société Strabag a obtenu une note de 100 sur 100 », a expliqué le PDG d’ADP, Augustin de Romanet .

ADP s’engageait à reverser au concédant 42,8 % des recettes de l’aéroport, soit quelque 5,6 milliards d’euros sur la durée de la concession fixée à 35 ans, et à investir 903 millions dans la construction de deux nouveaux terminaux, l’un dans deux ans, et l’autre dans dix. De leur côté, Strabag, Meridiam et l’aéroport de Munich ont proposé de reverser 32 % des recettes, assorties d’une enveloppe d’investissements de 608 millions. C’est pourtant cette seconde proposition qui a été retenue par le ministère des transports, sur la base de critères techniques non précisés.

« Cette situation est suffisamment étonnante […] pour que nous décidions de faire appel », explique le PDG d’ADP.

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