Selon un baromètre Ipsos publié lundi, 76% des employeurs sont confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes, avec « des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle ».

Quand il s’agit de répondre à une offre d’emploi, mieux vaut avoir une orthographe irréprochable. C’est en tout cas ce que met en lumière le baromètre Ipsos réalisé pour le Projet Voltaire (un service d’apprentissage de l’orthographe) publié lundi 25 octobre. Selon ce rapport, 86% des recruteurs (responsables de ressources humaines, managers…) estiment que la maîtrise de l’expression écrite et orale et de l’orthographe par leurs collaborateurs est « fondamentale ». Ils sont également 76% à se dire confrontés « quotidiennement » aux lacunes de leurs équipes. Ces carences auraient des répercussions « très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière » des entreprises, selon eux.

Egalement pointées du doigt, les lacunes en termes d’expression orale et d’argumentation, qui représentent également des « freins à l’embauche, lors de l’intégration des nouvelles recrues et pour la promotion des salariés ». La qualité de l’expression écrite et orale leur semble « encore plus nécessaire en cette période de crise sanitaire, avec l’augmentation massive du télétravail et des échanges à distance ».

Dans le baromètre, les auteurs de l’étude ont classé différents critères de recrutement. Parmi eux, ces qualités d’expression écrite et orale et une bonne orthographe, sont qualifiées de « extrêmement » ou « très importantes » aux yeux de respectivement 71% et 59% des employeurs, après la motivation (87%), le savoir-être (81%) et les compétences techniques (71%).