À l’horizon de 2050, avec le réchauffement climatique, le groupe d’assurance Covéa prévoit, en France, une augmentation de 110% des dommages dus aux inondations, de 130% pour les crues torrentielles. Augmentation également des dommages liés à la sécheresse et à la grêle, mais il n’y aura, a priori, pas plus de tempêtes.

Quel est l’impact du changement climatique sur le logement et les assurances ? C’est le sujet d’un livre blanc publié par le groupe d’assurance mutualiste Covéa. Les précisions de Charlie Cailloux, conseiller juridique pour Particulier à Particulier et le site PAP.fr.

Pourquoi un groupe d’assurance s’inquiète du changement climatique ? Tout simplement parce que ce sont les assurances qui indemnisent les sinistres engendrés par le réchauffement climatique (les inondations, les sécheresses, les tempêtes). Elles sont aux premières loges pour observer les conséquences du réchauffement climatique, et le rapport publié par le groupe d’assurance est éloquent.

A l’échelle mondiale, la décennie 2011-2020 est la plus chaude jamais observée et en France, on constate depuis 2015 une hausse drastique de la sinistralité, on peut citer quelques événements : en 2015, inondations torrentielles sur la Côte d’Azur et la région de Cannes ; 2016, crue exceptionnelle de la Seine, plus d’un milliard de dommages ; 2017, deux énormes cyclones sur les îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy ; 2018, 2019 et 2020 ont été marquées par une succession de sécheresses. Ce qui est inquiétant, c’est que le rapport prévoit une aggravation et une intensification de ces évènements.