Avec la dégradation de la sécurité dans le nord-ouest du pays, l’enlèvement massif d’élèves est devenu un fléau.

Le président Muhammadu Buhari a affirmé que les attaques persistantes contre les établissements scolaires ont traumatisé les enfants du Nigeria. Des millions d’entre eux, notamment les filles, sont marqués par les enlèvements de masse qui ont lieu dans le nord-ouest et le centre du pays.

La déclaration du président du Nigeria s’apparente à un constat d’échec. Lors d’une conférence internationale à Abuja sur la sécurité dans les écoles, le dirigeant du pays déplore « le traumatisme » des enfants et la peur de plus de 12 millions d’entre eux, de se rendre à l’école. L’ancien général au pouvoir depuis 2015 reconnaît qu’il est difficile de gérer ces défis sécuritaires et leurs conséquences, mais promet néanmoins de mettre fin aux attaques contre les écoles sans dire, ni quand, ni comment.

Les établissements scolaires sont une cible dans le nord et le centre du Nigeria. Internats, collèges et lycées sont régulièrement attaqués par des hommes armés qui kidnappent élèves et étudiants de tous âges et demandent des rançons en échange de leur libération. Les enseignants ne sont pas épargnés par ce phénomène, comme le souligne le quotidien nigérian The Guardian.

Depuis décembre 2020, plus de 1400 jeunes ont été victimes de kidnapping de masse selon l’Unicef et des dizaines d’entre eux sont toujours aux mains des ravisseurs. Cette pratique a commencé en 2014 avec l’enlèvement de plus de 200 adolescentes à Chibok par le groupe islamiste Boko Haram, suscitant un émoi mondial avec la campagne #BringBackOurGirls (#RamenezNosFilles »). Depuis, les kidnappings de masse se multiplient en toute impunité.