Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises se félicite de l’abandon du pass sanitaire dans les entreprises mais regrette la possible mise en place d’une amende pour les employeurs qui ne favorisent pas le télétravail.

Une concertation a été menée mardi 28 décembre par la ministre du Travail, Élisabeth Borne, avec les partenaires sociaux à propos du télétravail, qui deviendra obligatoire trois à quatre jours par semaine, à partir du 3 janvier et pour trois semaines. Une pratique que les entreprises savent désormais “mettre en place paisiblement”, assure le président de la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises. Mais, sur franceinfo ce mardi, François Asselin dénonce la possibilité évoquée d’instaurer “une amende administrative pour ceux qui ne mettraient pas assez d’entrain à mettre en place du télétravail dans leur entreprise”, il estime que c’est “un peu malvenu”. Il demande par ailleurs au gouvernement davantage de “mesures d’accompagnement” pour les “secteurs connexes” qui vont pâtir du télétravail, comme la restauration et les transports.

Qu’est-ce qui a été acté lors de cette réunion avec la ministre du Travail ? D’abord, nous étions défavorables au pass sanitaire obligatoire dans les entreprises. Il a été écarté mais il faudra rester vigilant. C’est définitivement abandonné dans le projet de loi. Mais on pourrait voir réapparaître un amendement qui tenterait de remettre en selle ce pass sanitaire obligatoire dans les entreprises, lors des débats devant le Parlement.

En revanche, le télétravail redevient obligatoire à raison de trois jours par semaine en moyenne, si possible quatre. Dans beaucoup d’entreprises, on a su mettre en place cette obligation, il y a déjà quelques temps, ça s’est fait plutôt paisiblement. Là, on a quand même été un petit peu douchés par le fait que la ministre envisage de mettre en face une amende administrative pour ceux qui ne mettraient pas assez d’entrain à mettre en place du télétravail dans leur entreprise.